Stefane Fermigier

10 design business lessons that mostly apply to software business too

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From What Bill Knew:

  • Focusing on making a partnership work is more profitable than focusing on making money.

  • Love your employees more than you love your clients.

  • The best new business is your current business.

  • Price projects by asking yourself what the client's lawyer would charge.

  • It's better to be hired for your work than for your price.

  • When it comes to getting paid, the first of the month is better than the thirtieth.

  • Making money off mechanicals, printing and computers turns your business into a commodity.

  • The books in your library are more important than the numbers on your balance sheet.

  • In order to love your work, take vacations.

  • Power, in business, comes from sharing money and valuing love.

Week-end readings #1

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(A new series of post dedicated to interesting stuff found on the web).

Writing desktop apps using web technologies

Chromium as an embedded platform for desktop apps.

... with Python bindings.

... used by Inky, (yet another) "next gen" email client, build w/ Python and Chromium. Unfortunately I'm not convinced.

BTW, dotMail is another supposedly insanely great mail app that will probably never be built.

RIP Titanium Desktop (now TideSDK): http://www.tidesdk.org/blog/2013/04/13/human-resources-and-growing-expectations/

A synthetic post on the subject: http://clintberry.com/2013/html5-apps-desktop-2013/

A pricier (non open source) solution: http://bellite.io/ (doesn't seem to have much traction either).

Productivity porn

Bullet Journal: GTD like methods based on a pocket notebook.

GTD meets Kanban: http://creatingpersonalflow.com/blog/category/merging-gtd-and-kanban

Interesting blog: http://creatingpersonalflow.com/

Nozbe seems to be the trendy GTD app at this point. Omnifocus seems to be considered as too rigid by many.

Interview pour le magazine de la région Ile-de-France: "L'Île-de-France a une position de leadership mondial sur le logiciel libre"

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Suite à l'Open World Forum 2013, une interview vient d'être publiée par le magazine de la Région:

Q: Sur le plan économique, que signifie le logiciel libre pour une région comme l'Île-de-France ?

S.F.: La France est considérée comme l'un des deux ou trois pays leaders au monde en termes d'adoption du logiciel libre, grâce à une politique publique incitative depuis le début des années 2000. Or, l'Île-de-France représente un tiers de l'écosystème du logiciel libre en France, peut-être même plus.

Lire l'interview en entier.

La première loi en France à donner la priorité au logiciel libre a été votée

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Le Parlement a voté hier la loi "ESR" (Enseignement Supérieur et Recherche) dont l'article 9 indique qu'une priorité sera donnée au logiciel libre:

Le service public de l'enseignement supérieur met à disposition de ses usagers des services et des ressources pédagogiques numériques. Les logiciels libres sont utilisés en priorité.

Ce n'est qu'un début (cette disposition ne concerne qu'un domaine assez restreint) mais c'est aussi l'aboutissement d'un combat commencé il y a maintenant 15 ans.

Quelques remarques:

Un lobbying effrénés des éditeurs propriétaires

Les éditeurs propriétaires, représentés par l'AFDEL, se sont arc-boutés contre cet article, sans succès cette fois-ci, contrairement à ce qui s'était passé dans des circonstances similaires pour la loi sur la refondation de l'école.

Le mensonge de Syntec Numérique

On peut s'étonner (à moitié seulement) que le Syntec Numérique ait soutenu les combats d'arrière-garde de l'AFDEL (sur l'école comme sur le supérieur). L'absence de concertation avec son "comité open source", en amont des actions entreprise, et l'absence de prise en compte de ses protestations, sont la marque de graves problèmes de gouvernance d'une structure qui ment lorsqu'elle prétend, sur ce sujet, représenter l'ensemble du secteur du numérique en France, comme elle l'a fait dans un courrier adressé aux députés en juin dernier.

Inria dans la galère

On peut s'étonner (beaucoup plus) du soutien qu'Inria, en la personne de son PDG Michel Cosnard, a apporté au lobbying de l'AFDEL.

Citons à ce sujet une lettre ouverte des personnels d'Inria qui rappelle "que l’INRIA a un rôle d’expertise pour le législateur et le gouvernement sur tous les aspects concernant les sciences et technologies du numérique, mais doit respecter les principes d’indépendance et de neutralité nécessaires à ce type d’expertises. [Et qui s'interroge] sur les motivations de notre P.D.G. à engager l’institut sur une telle prise de position sans même consulter nos instances."

Citons aussi la réaction de François Pellegrinir.

Des contre-vérités à corriger

Les arguments de l'AFDEL relèvent du sophisme de l'homme de paille. Il importe de les corriger:

  • "priorité" n'est pas "obligation".

  • Le fait d'inscrire une préférence pour le logiciel libre dans la loi - tout comme dans une directive, dans un marché public, etc. - est compatible avec les principes du droit français et européen, comme cela a été souligné dans les propositions du CNLL.

  • Le logiciel libre / open source en France est un secteur dynamique, en pleine croissance, créateur d'emplois locaux. Donner un coup de pouce au logiciel libre dans la commande publique, c'est aussi favoriser la compétitivité de notre économie.

Une promesse électorale de François Hollande à moitié tenue

Comme nous l'avions souligné en juin dernier, la priorité au logiciel libre dans l'éducation était une promesse électorale de F. Hollande.

On peut a présent dire que cette promesse a été tenue pour le supérieur, et non-tenue pour l'enseignement scolaire.

Last call for presenters at the Open World Forum in Paris this fall

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The CFP (call for participants) at the 6th Open World Forum (Europe's major open source event) ends tomorrow.

Read the CFP and answer it online: http://openworldforum.org/en/news/CFP/

Reminder: The Open World Forum is the first European summit to gather political representatives, decision-makers and experts, in one place, in order to debate the technological, economic and social impacts that the Free and Open-Source technologies bring to market. The forum was first held in 2008, and is now organized annually in Paris, France, with more than 200 speakers coming from 40 countries, and a global audience that was 2100-people strong in 2012.

More info: http://openworldforum.org/en/

Note: the deadline has been extended to the end of July.

The Beffroi, where the event will take place this year:

Beffroi de montrouge 2

A picture of last year's organization team:

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Discours de Fleur Pellerin sur le logiciel libre

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Le 13 juin dernier, Fleur Pellerin était invitée à l'inauguration des nouveaux bureaux de Mozilla à Paris, et y a prononcé le discours, très remarqué, suivant :

Que vous pouvez également télécharger directement (fichier .m4v, taille: 84Mo).

En voici la transcription :


Madame la présidente, chère Mitchell, madame la vice-présidente, chère Debbie,

Mesdames et messieurs, il y a vingt ans un grand chercheur a, je le cite, « pris le principe d’hypertexte et l’a relié au principe du TCP et du DNS, et alors boom, ce fut le World Wide Web. »

Et en 1993, donc, le CERN, cet organisme de recherche européen qui avait inventé le Web a décidé de donner cette invention au monde, en la distribuant sous ce qu’on n’appelait pas encore une « licence libre ». Ce choix, anodin en apparence, a changé la face du monde.

Il y a 10 ans, la fondation Mozilla naissait et quelques mois plus tard, cher Tristan Nitot, vous fondiez sa branche européenne. J’imagine combien cela doit vous faire plaisir d’être ici 10 ans après, dans ce magnifique hôtel particulier du XVIIIe siècle, ancienne demeure de l’ambassadeur d’Autriche, m’avez-vous dit tout à l’heure. Mozilla Firefox, construit sur l’ancien Netscape, et œuvrant inlassablement pour promouvoir les standards du Web, a aussi changé le Web et par là la manière dont nous nous informons et dont nous innovons.

Je suis donc très fière d’inaugurer ce soir les nouveaux bureaux de la fondation Mozilla à Paris. Pourquoi être venue inaugurer ces nouveaux locaux ?

D’abord en raison des valeurs de la fondation Mozilla, et du logiciel libre. Ces valeurs, ce sont l’accès à la connaissance pour tous, la confiance ou encore l’amplification des aspects d’intérêt publics d’internet. Ce sont aussi les valeurs sociales qui portent un modèle de société vertueux, ouvert, participatif, où toute donnée est d’abord considérée comme un bien accessible au plus grand nombre, et une source de connaissances que chacun peut utiliser, améliorer, partager. Le logiciel libre, les formats ouverts, c’est enfin une communauté de personnes qui constitue un véritable patrimoine de connaissances qu’est le code, sans cesse inachevé, toujours à enrichir. Au-delà des innovations et des technologies permises par le Web, des acteurs comme Wikimedia ou la fondation Mozilla ont démontré que l’innovation et le progrès peuvent aussi passer par le partage, l’absence de propriété. C’est une victoire essentielle sur les esprits qui nous permet aujourd’hui d’avancer dans d’autres domaines : je pense à l’open innovation ou à l’open data. Je sais que Mozilla n’est pas une formation politique, mais toutes ces valeurs résonnent particulièrement doux à une ministre de gauche comme moi, et je pense que le monde politique a des choses à apprendre de cette réussite.

Par ailleurs le logiciel libre est aussi un atout décisif pour notre économie. À plus d’un titre il permet d’abord de lutter contre les phénomènes de dépendance technologique envers tous ces acteurs qui sont propriétaires de nos outils informatiques quotidiens, et est donc un véritable garant de la souveraineté numérique. De plus comme on le voit aujourd’hui, et contrairement à certaines idées reçues, le libre et l’open source sont créateurs d’emploi. Des modèles d’affaire originaux ont été créés et c’est un facteur important de productivité et de compétitivité pour les entreprises et les administrations. En effet elles peuvent ainsi mieux maîtriser leurs patrimoines respectifs et concentrer leurs efforts sur ce qui représente pour elles la valeur ajoutée. Enfin le logiciel libre remet en cause les rentes de situation, peu favorables à l’innovation, et par là-même aide à l’émergence de nouveaux champions économiques. L’émergence de Firefox et des navigateurs est emblématique de cette capacité.

La France est souvent citée comme un des pays les plus actifs au monde dans le domaine du logiciel libre. La croissance soutenue dans ce secteur le confirme. Les chiffres sont éloquents : ce marché représentait en 2011 plus de 2 milliards d’euros, soit plus de 6% de la demande de logiciels et de services informatiques. Par ailleurs, il y a là un formidable levier d’emplois, environ 10 000 supplémentaires dans les 3 ans à venir, si les estimations de croissance du marché sont confirmées. Bref, ce sont des enjeux extrêmement importants. La décision de Mozilla, un acteur mondial de référence sur le logiciel libre, de s’implanter dans ces locaux, confirme l’attractivité de Paris comme place incontournable du numérique. Elle confirme l’excellence des formations françaises dans le domaine informatique et je suis certaine que les développeurs du monde entier seront attirés par les conditions d’accueil ici, dans ces magnifiques locaux.

Mon objectif est bien sûr de renforcer encore ces atouts avec notamment le projet de quartiers numériques que nous allons créer dans une quinzaine de villes. Enfin, nous avons en France une communauté parmi les plus dynamiques dans le monde pour la conception et l’utilisation des logiciels libres, un atout à évidemment ne pas négliger. Avec les Assises de l’Entreprenariat, nous avons souhaité aller encore plus loin pour renforcer notre attractivité en mobilisant notamment toutes les compétences de France et d’ailleurs. C’est pour accompagner ce mouvement que le gouvernement travaille ardemment à la création d’un visa entrepreneur et d’un visa talent, car il est impératif d’attirer les talents créateurs du monde entier en leur offrant des conditions d’installation très rapides et simplifiées. Je dois aussi rappeler que le gouvernement prête une attention toute particulière à l’utilisation des logiciels libres. Par notre action nous visons à la renforcer. Le recours au logiciel libre est un levier d’action pour moderniser et rationaliser l’action publique.

Le Libre n’est pas toujours la bonne ou la seule solution mais la circulaire du Premier Ministre de septembre 2012 concernant l’utilisation des logiciels libres dans l’administration fixe une ligne claire sur les cas où ces types de logiciels doivent être privilégiés. Les atouts du logiciel libre sont notamment, je cite, « un moindre coût, une souplesse d’utilisation, et un levier de discussion avec les éditeurs ». Il s’agit là d’une avancée majeure pour le logiciel libre dans les systèmes d’information de l’État, qui permet d’engager de véritables politiques publiques en matière de logiciel libre et d’open source.

Pour conclure, je voudrais juste insister sur un point important que j’ai déjà évoqué mais que je tiens à marteler : l’open source est avant tout un vecteur d’innovation et de changement, un véritable gisement de productivité et de compétitivité pour les entreprises, et garantit la pérennité et l’indépendance de l’État. C’est pour cela que je souhaite que la France continue de jouer un rôle moteur dans le développement de ce secteur, et je suis sûre que la présence de Mozilla à Paris nous y aidera. J’ai parlé de 1993, de 2003, quoi de neuf en 2013 ? Cette année Mozilla lance son système d’exploitation pour mobiles et tablettes, Firefox OS, sur le même constat : promouvoir les formats ouverts et empêcher les systèmes fermés de contrôler notre environnement informatique. C’est une ambition un peu folle, mais probablement pas plus folle que de s’attaquer au marché des navigateurs qui était contrôlé à 95% par un seul acteur. Je vous souhaite donc le même succès que Firefox, et comme il sera en partie développé ici, je n’ai pas de doute sur la réussite de ce projet. Merci à tous.


Crédits: vidéo: Roberto Di Cosmo, montage de la vidéo: Stefane Fermigier, transcription du discours: Goofy, aKa, Z, Asta, Peekmo pour Framablog.