Stefane Fermigier

Revue de presse

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Informatiques Magazine, qui reparait maintenant à nouveau toutes les deux semaines, traite de logiciels libres (et de Linux) dans son numéro du 24 septembre, N°90, 19 F.

L'article de 3 pages de Ludovic Valois et Pascal Bertin figure dans la rubrique "Services" et s'intitule "Autour du logiciel libre, le service s'organise".

Il pose clairement la question du support des logiciels libres et répond qu'il existe bien des solutions professionnelles. Deux exemples, la société Synelec Telecom Multimedia et les ascenceurs Soulier sont développés. L'article cite (avec des déclarations de leurs responsables) les sociétés Opencare et Easter Eggs, toutes deux spécialisées dans les logiciels libres. A la force des logiciels libres, la stabilité et l'ouverture, s'ajoutent donc maintenant le support, la formation et le développement professionnels que fournissent certaines SSII spécialisées.

L'article consacre un encadré aux investisseurs qui misent sur le libre, avec les cas de Red Hat (introduction en bourse), MandrakeSoft et Linuxcare (capitaux risques ou société de placement).

Enfin, un tableau donne les caractéristiques (effectif, CA 98, type d'offre, URL) de 10 SSII spécialisées dans les logiciels libres : Alcove (http://www.alcove.fr), Atrid (http://www.atrid.fr), Auxicad (http://www.auxicad.fr), Bonobo Systems (http://www.bonobosystem.com), DNS Telecom (http://www.dnstelecom.fr), Easter Eggs (http://www.easter-eggs.com), Ionix Services (http://www.ionix-services.com), Medasys Digital Systems (http://www.medasys-digital-systems.fr), Opencare (http://www.ocare.com) et Paralline (http://www.paralline.com).

Linux et les logiciels libres sont parus au Journal Officiel pour un appel d'offre. Nouvelle preuve de progression et d'intérêt. En ligne à http://www.journal-officiel.gouv.fr/ANN.DIR/0908/B00/199909080064B.HTML

Le Monde n'aime pas parler de Linux, sauf dans les annexes. Y a pas suffisamment de gros sous, et puis les programmeurs c'est pas des vrais intellectuels comme BHL ou Attali.

Heureusement, quand Andy Grove en parle dans un entretien, il faut bien ecrire ce qu'il dit.

Lundi 27 sept 99: http://www.lemonde.fr/article/0,2320,24101,00.html

Le titre: Informatique: entretien avec Andrew Grove, président d'Intel

Extrait:

Q: C'est donc plutôt la fin de l'histoire d'amour entre Intel et Windows de Microsoft, désignée par l'acronyme « Wintel », qui est à l'origine de la standardisation des logiciels pour PC ?

R: Il ne s'agissait pas d'une « histoire d'amour » avec Microsoft, mais d'une alliance technologique qui, historiquement, a permis de révolutionner le marché de la micro-informatique, en réduisant les coûts et en banalisant l'usage des ordinateurs personnels. Intel a toujours fabriqué des microprocesseurs qui fonctionnent sur l'ensemble des plates-formes logicielles disponibles. Il se trouve qu'aujourd'hui des systèmes d'exploitation comme Linux rencontrent un fort succès auprès des concepteurs de sites Internet et des fournisseurs d'accès. Et que, dans le domaine des serveurs, la moitié des systèmes Unix [le principal concurrent de Windows NT] fonctionnent désormais avec un microprocesseur Intel. Grâce au développement d'Internet, le marché des serveurs va d'ailleurs connaître une croissance extraordinaire au cours des prochaines années. 96 % des besoins en serveurs pour 2005 restent ainsi à déployer !

Le magazine Electronique International, le "01 Informatique" de l'électronique, présente, dans leur numéro 361 du 23 septembre dernier, deux articles mentionnant notre système d'exploitation favori (Linux ;->).

Le premier article mentionne, en page 45, dans la rubrique "Microprocesseurs", que "Sun applique la méthode Linux à son processeur MicroSparc". Derrière ce titre d'article n'ayant pour seul objectif que d'attirer le regard se dissimule la désormais disponibilité des fichiers RTL (?, je ne suis pas électronicien, mais ils m'envoient gracieusement le journal) de la puce MicroSparc IIep, l'ensemble de la documentation, des outils de test et de simulation. Le tout est distribué sous la licence CSL (Community Source Licensing). En gros, l'intérêt pour les développeurs (professionnels, puisqu'une telle action semble s'adresser aux "start-up" n'ayant pas nécessairement les fonds pour obtenir la licence des processeurs) serait de n'avoir à rétribuer Sun que sur les produits qui seront commercialisés à la suite des études (royalties de 3%). Cependant, selon "Electronique International", Sun n'en est pas à son galop d'essai puisqu'il a déjà agi de même pour sa puce PicoJava. Très en retard sur ses concurrents dans le domaine des processeurs embarqués avec moins de 0.5% du marché, Sun compte certainement sur l'action "bénévole" de milliers de développeurs pour se rattraper. Enfin, "Electronique International" soulève plusieurs interrogations, dont le sacro-saint support technique. Cette dernière, récurrente dans le domaine du libre, ne trouve-t-elle pas une réponse naturelle dans le succès actuel des logiciels libres.

Le second article, en page 47, dans la rubrique "technologie", parle d'un "micronavigateur web pour Linux embarqué" : la société Lineo développe le portage du navigateur Embrowser de DR-DOS vers Embedix, une version embarquée de Linux. Ce navigateur est avant tout destiné aux futurs téléviseurs ou décodeurs équipés d'accès à Internet. Bref, nous nous retrouverons comme Monsieur Jourdain, nous utiliserons Linux, une fois encore, sans le savoir.

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