Stefane Fermigier

GNOME 0.30

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La version 0.30 de GNOME, l'environnement graphique basé sur la librairie Gtk+ et développé, notamment par Red Hat, sous l'égide de la Free Software Foundation, a été annoncée il y a quelques jours.

On trouvait hier dans Linux Weekly News le compte-rendu d'un essai, plutôt positif.

En ce qui me concerne, je l'ai testé aussi, et je dois dire que si le projet est prometteur, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir (mais après tout, la version actuelle de GNOME n'est numérotée que 0.30). L'installation (pour Red Hat 5.1) est un petit peu pénible, elle impose de charger un nombre conséquent de RPM de mises a jour et de les installer dans le bon ordre. Bien que GNOME affirme être indépendant du window manager, l'intégration avec Window Maker n'est pas excellente (le ``panel'', notamment, vient écraser les icônes gérées par Window Maker). Le navigateur d'aide est utile (il permet un exploration à la fois du Web, des pages de man interne et de la base d'``info'' locale), mais pas terrible sur le plan esthétique. Diverses applications, notamment l'émulateur de terminal ne sont pas actuellement utilisable par un utilisateur final. Je n'ai pas testé le gestionnaire de fichiers (gmc) et le client mail (balsa), dont les versions binaires n'étaient pas à jour par rapport à la version 0.30 de l'ensemble. Il y a aussi un squelette de tableur, gnumeric, qui a le potentiel de devenir une ``killer app''.

Au total, il faut reconnaître que le projet GNOME n'est pas à l'heure actuelle au niveau des premières versions bêta de KDE, en tout cas en ce qui concerne l'homogénéité de ses différentes composantes. Heureusement, il avance à grande vitesse et certaines idées, notamment l'utilisation systématique de CORBA (et en particulier l'ORB ``ORBit'') ou le développement d'un modèle d'objets distribués baptisé BABOON, montrent la voie de la façon dont devraient être programmées les applications Linux à l'avenir.

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